BIOGRAPHIE

Je me souviens qu’en classe de Cm2 l’institutrice avait fait un tour de table des envies de métier de chacun.

J’avais parlé le dernier dans une agitation relative à la fin de cours et je crois que, seule la maîtresse avait entendu la phrase: « Je veux être acteur. »

Sceptique, elle avait répété: « Acteur ? »

Au collège j’avais retourné ma veste et m’étais permis de réfléchir à la possibilité d’être professeur de sport ou journaliste, oubliant mon chagrin quand l’idée m’avait traversé l’esprit qu’il se pouvait qu’après tout, l’envie d’être acteur disparaisse.

Aujourd’hui, je suis fier de ne pas avoir oublié mon rêve d’enfant.

Je devrais plutôt me définir comme étant un comédien tant mon expérience de l’art du jeu est plus théâtrale que stroboscopique…

Et pourtant c’est le petit écran qui m’a donné envie de jouer, car petit j’ai avalé des kilomètres de bandes VHS de films des gros bras d’Hollywood des années 80 et de ceux de Bruce Lee et Jackie Chan.

Pour autant, la première initiative que je pris en quittant le conservatoire (Esad) fut de « faire de l’image ». Je créai donc avec l’aide de ma petite amie de l’époque une compagnie (La Compagnie de Saturne) avec laquelle je tournai des court-métrages que j’avais écrits (Quarto ou les contes du Quart de lune) l’été de mon diplôme – 2009.

Jouer devant une caméra n’était pourtant pas une première. En sortant des cours Florent en 2004, je m’étais essayé à quelques tournages et même à des tournages professionnels ; en 2005 je jouai dans un épisode de Famille d’accueil. Je me souviens encore d’avoir photographié l’enveloppe en papier kraft tamponnée du logo France 3 au cas où le contrat logé à l’intérieur eût été le lancement d’une carrière rémunérée…

Presque 10 ans ont passé et je suis très fier d’avoir roulé ma bosse de comédien en ayant épluché des pages d’auteurs dramatiques de renom comme Racine, Corneille, Molière, Melquiot, Sophocle, Feydeau, Maeterlinck, Claudel, Belbel, Kwahulé, Kane, Presniakov, Hirata, Goldoni, Schnitzler, Shakespeare

C’est finalement après l’obtention du baccalauréat L que je suis devenu lecteur.

En 2001, la Sorbonne me répondit positivement et je commençai au même moment la tranche horaire 19h30-22h30 au cours Florent. Je lisais donc Kant en journée et Racine le soir. 4 ans de philosophie sans obtenir ma license, 3 ans de cours privé donnant lieu à mes premières collaborations theâtralo-fraternelles. (Andromaque, Autour de ma pierre il ne fera pas nuit, Après la pluie, Salomé.)

Et puis juste avant d’entrer au Conservatoire, quelque chose me manque…

Je n’ai pas fait de karaté depuis le lycée – discipline que je pratiquais depuis l’âge de 5 ans. Les arts martiaux doivent revenir. Par hasard, je découvre la Capoeira.

Pratique débutant, simultanément avec mes premiers cours de danse au conservatoire.

Et puis en deuxième année, un professeur de clown me regarde et me dit: « Toi Danilo, tu n’es qu’à 20% de tes capacités. Tu dois faire de l’acro. » La providence fait que j’avais une amie dans la promotion au dessus de la mienne qui pratiquait l’acrobatie et qui m’emmena passer une soirée sous le chapiteau des Noctambules à Nanterre.

En troisième année, je me retrouve donc à préparer ma sortie de cursus avec, 3 ans d’éveil corporel auprès de ma professeur de danse, de capoeira et un peu d’acrobatie dans les pattes.

Mais la capoeira manque d’esprit martial, et je ne suis décidément pas assez souple. Aussi, j’arrêtai la discipline brésilienne et essayai un cours de danse classique.

Je suis maintenant comédien et danseur.


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Disponible sur Paris & RP, International